La mediteranée

 

L

 

 

A TORTUE CAOUANNE

Caretta caretta

Elle vit en méditerranée mais a disparue des côtes françaises.

Les menaces qui pèsent sur elle sont nombreuses :

- les anciens lieux de pontes qu’elle fréquentait ont été aménagés (ports,

digues, routes…). La tortue caouanne n’a plus d’endroit où elle peut pondre

tranquillement.

- nos déchets envahissent les eaux des océans mais ce sont les sacs

plastiques qui nuisent particulièrement aux tortues. En effet, elle les prennent

pour des méduses (dont elles raffolent au déjeuner), les avalent… et

s’étouffent.

- la tortue caouanne est souvent tuée pour sa carapace que l’on vend comme

souvenir.

Cette tortue est protégée par l’arrêté du 17 juillet 1991.

Nous pouvons imaginer des solutions pour que le nombre de ses représentants

cesse de diminuer :

- stopper les constructions sur le littoral et créer des réserves pour

sauvegarder quelques lieux de ponte.

- trier ses déchets, les jeter dans une poubelle.

- ne pas acheter de produits souvenirs comme des carapaces de tortues (si

les commerçants n’arrivent plus à en vendre, le marché s’arrêtera).

Appel aux pêcheurs, plongeurs et apnéistes… D’ abord observé en Sardaigne il y a plus d’un an, le poisson- flûte ne devrait pas tarder à arriver près de nos côtes Françaises… Vous aurez donc la chance de rencontrer cette nouvelle espèce.

Une rapide extension: Il était encore au large des côtes de Sardaigne en Janvier 2008, il a ensuite été observé en Algérie puis en Italie (Ligurie- Août 2008). Très récemment, il est entré en Méditerranée occidentale. Voici l’extension la plus rapide en Méditerranée pour les poissons de Mer rouge ! En effet, dû aux changements climatiques, des espèces nouvelles de poissons arrivent de Mer Rouge (Canal de Suez) ou d’ Atlantique (Gibraltar). Près d’une centaine d’ espèces nouvelles de poissons ont d’ailleurs d’ores et déjà été signalées. A quand la France? C’est à vous de nous le dire! Afin de comprendre les modifications de la faune et la flore en Méditerranée, il est nécessaire de recueillir vos témoignages. Le profile du poisson- flûte: Fistularia commersonii dit plus communément poisson- flûte. Taille: 1mètre en moyenne, mais il peut atteindre 1,6 m. Couleur: Dos généralement de couleur brun à vert, ventre blanc- argenté, couleur parfois marbrée, notamment la nuit. Deux lignes et deux rangées de points bleus peuvent être visibles sur le dos. Hors de l’eau, la couleur du poisson vire au gris- vert. Nageoire anale et dorsale de forme triangulaire opposées et situées près de la queue, de couleur rosée ou orangée, deviennent transparentes à la base. Comportement vis-à-vis des plongeurs: généralement indifférent.

Deux espèces d'hippocampes sont classiquement reconnues sur les côtes d'Europe et de Méditerranée : l'hippocampe à museau court et l'hippocampe moucheté. Il n'est pourtant pas certain qu'elles soient les seules...

L'hippocampe à museau court
Hippocampus hippocampus
Taille : 9-11 cm (max. 15 cm). De la Manche à l'Afrique de l'Ouest, ensemble de la Méditerranée.

Pour le reconnaître :

  • Museau court : 2 à 2,5 fois plus long que haut.
  • « Crête » triangulaire élevée sur la nuque.
  • Corps souvent d'un brun assez uniforme, parfois foncé, parfois très clair, à l'occasion d'un jaune intense. Parfois des points et tirets foncés, rarement des mouchetures blanches ; normalement pas de marbrures. Généralement pas de filaments cutanés (mais ça peut arriver), corps d'ordinaire peu épineux (mais...).


L'hippocampe moucheté
Hippocampus guttulatus
Taille : 10-12 cm (max. 18 cm). Essentiellement de la Manche à l'Afrique du Nord, ensemble de la Méditerranée.

Pour le reconnaître :

  • Museau long : 3,5 à 4 fois plus long que haut.
  • Pas de crête ni de couronne marquée sur le dessus de la tête
  • Corps souvent brun doré, parfois noirâtre, parfois presque blanc, parfois jaune d'or. Normalement des mouchetures blanches, qui peuvent s'organiser en lignes ondulées (mais parfois absentes ou invisibles). Souvent des nombreux filaments cutanés, parfois ramifiés sur la tête.

Note
Hippocampus guttulatus est le nom scientifique généralement admis actuellement par la communauté scientifique. Cette espèce a également été nommée H. ramulosus puisque les deux ont longtemps été considérés comme synonymes (et le sont toujours par nombre de chercheurs). D'autres espèces sur nos côtes ?Face à une telle hétérogénéité, on se pose évidemment la question de l'isolement génétique entre populations. Le mode de reproduction des hippocampes, qui mettent bas des jeunes déjà parfaitement développés et aptes à vivre dans le même milieu que leurs parents sans phase de dispersion planctonique (encore que cette question reste largement ouverte), favorise sans doute cet isolement, comme on l'a constaté sur les côtes australiennes par exemple. Y aurait-il sur nos côtes plusieurs espèces que l'on n'aurait pas encore su différencier ? Faut-il considérer que H. ramulosus est bien une espèce valide et différente de H. guttulatus, et dans ce cas quels hippocampes, quelles populations attribuer à l'une ou l'autre ?

Pour répondre (entre autres) à ces questions, une chercheuse anglaise, Lucy Woodall, mène actuellement une étude génétique sur les espèces européennes, avec le soutien du programme En Quête d'Hippocampes. Mais il est également nécessaire de s'intéresser à la morphologie et aux patrons de coloration ; la photographie sous-marine est un bon moyen  - non destructeur - pour collecter des informations dans ces domaines.

Les hippocampes des côtes d'Europe et de Méditerranée sont finalement fort mal connus. Et il n'est pas impossible que des études complémentaires permettent de découvrir des espèces passées inaperçues. D'ores et déjà, une espèce longtemps considérée comme invalide pourrait mériter d'être réhabilitée, et une nouvelle venue, originaire de Mer Rouge, s'est invitée en Méditerranée Orientale.

 

L'hippocampe à ramules, Hippocampus ramulosus : une espèce à réhabiliter ?

Dans la deuxième édition de son  livre « Seahorses, pipefishes and their relatives » parue en 2003 (qui n'existe qu'en anglais), Rudie H. Kuiter réhabilite Hippocampus ramulosus comme une espèce différente de H. guttulatus, et présente des photos de spécimens vivants, originaires des côtes anglaises de la Manche, qui appartiendraient à cette espèce. A ce jour cependant, on peut considérer que la question de la synonymie entre H. ramulosus et H. guttulatus n'est pas résolue.

Taille : 10-12 cm (max. 14 cm ?). Distribution géographique restant à préciser. L'espèce aurait été repérée dans le sud de l'Angleterre, et on peut donc s'attendre à la rencontrer sur les côtes de la Manche, mais rien n'exclut sa présence ailleurs, y compris en Méditerranée.

Pour le reconnaître :

  • Museau long (mais peut-être un peu moins que l'hippocampe moucheté ?).
  • « Couronne » épineuse proéminente à l'arrière de la tête.
  • En principe, de fortes épines sur le corps.
  • Coloration (semble-t-il) brunâtre assez sombre en général, éventuellement avec des mouchetures blanches (plutôt plus dispersées que chez l'hippocampe moucheté). La présence de taches ou de marbrures claires paraît habituelle chez cette espèce. Les épines du corps et surtout de la tête peuvent être prolongées par de longs filaments cutanés.L'hippocampe terne, Hippocampus fuscus : un immigré de Mer Rouge

    Taille : 10-12 cm (max. 18 cm). Ouest de l'Océan Indien et Mer Rouge (répartition d'origine), Méditerranée Orientale.Pour le reconnaître :

    • Museau assez court, mais plus long que l'hippocampe à nez court.
    • « Crête » triangulaire arrondie, rugueuse, sur le dessus de la tête.
    • Taches claires (sombres chez les individus clairs) en forme de selles sur la nuque, le dos et la queue.
    • D'ordinaire brun à noirâtre, avec des taches claires en forme de selles réparties le long du dos et sur la queue (le scientifique J.G. Harmelin en a cependant photographié, sur les côtes du Liban, un exemplaire d'un fort joli jaune d'or [ci-dessus]). Pas de filaments cutanés, épines peu développées.


    Et quelques hippocampes mystères...?

    Plus on examine les hippocampes croisés en plongée, dans différents endroits, différents milieux, et plus on leur trouve de différences....  Ainsi, de l'Hippo-ATLAS  illustre fort bien l'importante variabilité constatée entre des populations éloignées, ou habitant des environnements très différents (lagunes ou mer ouverte par exemple). On se demande parfois comment on peut les attribuer à une même espèce !

la dorade royale est le poisson noble par excellence, aujourd'hui produit d'élevage un peu partout dont un labellisé bio aux îles du Frioul face à Marseille. La dorade dispose d'une machoire capable de broyer les coquilles de moules et d'huitres ! ses molaires semblent être des billes de porcelaine très solide. Les plongeurs travaillant en scaphandre dans le port autonome de Marseille racontent le bruit assourdissant des coquilles de moules broyées contre les quais (les bruits diffusent énormément sous l'eau) Les plus gros spécimen peuvent atteindre 50 cm et peser 6, 7, 8 kg ? Elle a une longevitee de environ 9 ans.

Le loup ou bar, dicentrarchus labrax, est le poisson roi par excellence, cible préférée des chasseurs sous-marins et des pêcheurs à la ligne, au menu de tout restaurant de poissons qui se respecte. Carnassier, il a une très vive détente, aime venir chasser dans l'écume du ressac des vagues tout près de la surface. L'intérieur de ses lèvres est d'une matière propre à agripper et retenir ses proies. Sa taille peut devenir imposante : presque 1 mètre pour 10 kg ! photo : loup sauvage adulte de 4 kg. Il vient frayer à la côte pendant le froid de l'hiver.

Baudroie commune
( lophius piscatorius )

Photo d'une baudroie

 

COMMENT VIT-ELLE ?

Le suivi de la baudroie est relativement récent (début des années 80) c'est pourquoi les informations contenues dans cette fiche, notamment sur la croissance et la reproduction, sont susceptibles d'être améliorées dans le futur .

Distribuée en Atlantique, de la mer de Barents et de l'Islande au golfe de Guinée, la baudroie à péritoine blanc ou baudroie commune vit sur le plateau continental par des fonds de 0 à 1000 mètres. Elle est particulièrement abondante en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne.

C'est un poisson qui nage assez mal et qui vit le plus souvent immobile et enfoui sur les fonds de sable ou de vase, ne laissant dépasser que sa gueule et son filament pêcheur qui lui sert à attirer ses proies.

Adulte, la baudroie commune est essentiellement piscivore, se nourissant de tacaud, merlan bleu, chinchard, morue, merlan...

Pendant les trois premières années elle grandit d'environ 10 cm par an puis sa croissance chute à 7 ou 8 cm par an jusqu'à l'âge de 10 ans. Les plus grands individus atteignent une taille maximale de 2 mètres pour un poids de 45 kg à l'âge de vingt ans.

Une étude récente a montré que la première maturité sexuelle intervient lorsque l'individu mesure 60-70cm, ce qui correspond à un âge de 6-7 ans, plus élevé que ce que l'on pensait jusqu'alors.Les oeufs sont émis dans un grand ruban muqueux appelé le "voile pourpré ", qui peut en contenir jusqu'à 3 millions. La période de ponte et l'aire de reproduction sont encore peu connues.

Il ne semble pas exister de nourriceries bien individualisées; les éventuelles migrations ne sont pas connues; toutefois on a pu observer que les plus gros individus se rencontrent sur les accores du plateau continental.


COMMENT EST-ELLE EXPLOITEE ?

La baudroie commune est essentiellement capturée par des chalutiers mais il faut noterqu'une pêcherie aux filets maillants s'est par ailleurs développée notamment sur le plateau celtique, au cours des années 80. Pêchée le plus souvent en même temps que la baudroie rousse, ell représente environ les deux-tiers des débarquements des deux espèces confondues.

Les flottilles française et espagnole réalisent la plupart des captures dans leurs zones traditionnelles de pêche et environ les trois-quarts en mer Celtique.

La part de la France dans les débarquements internationaux reste relativement stable au fil des années et dépasse les 50% . La baudroie commune constitue l'espèce-cible d'un grand nombre de chalutiers de Bretagne sud et une espèce accessoire importante pour les autres flottilles de la façade atlantique.

Entre 1979 et 1993, on a observé une tendance à la baisse des débarquements puis une progression jusqu'en 1996.

Les rendements sont difficiles à analyser, les données statistiques étant incomplètes notamment pour ce qui concerne l'utilisation des chaluts jumeaux ( qui augmentent l'efficacité du chalutage). Dans le golfe de Gascogne et en mer Celtique, ils ont chuté entre 1986 et 1992 pour augmenter ensuite; toutefois , depuis 1995 la tendance est légèrement à la baisse.

Les captures de baudroie commune montrent que toutes les classes d'âge sont représentées parce que les juvéniles côtoient les adultes sur les fonds de pêche. Ainsi les tailles le plus souvent rencontrées, oscillent entre 30 et 70 cm, ce qui correspond à des individus agés de 3 à 7 ans , c'est à dire pour la plupart immatures. La sélectivité des chaluts pour la baudroie est très faible , quasiment aucun poisson entrant dans le chalut ne peut s'en échapper. Seuls des dispositifs particuliers, du type chaluts à grille, permettent cependant d'épargner les individus les plus petits.

Le TAC (Total Autorisé de Captures) concerne les deux espèces de baudroies. Pour des raisons de gestion, il est subdivisé entre mer Celtique et golfe de Gascogne.

QUEL DIAGNOSTIC ?

Même si les connaissances sur la biologie de cette espèce ont beaucoup progressé, les données disponibles ne permettent d'établir un diagnostic très précis sur l'état des ressources.

Après un maximum observé en 1990, la mortalité par pêche s'est stabilisée depuis 1993.

Les recrutements sont fluctuants , la période 1990 -1993 constituant de bonnes classes d'âges. Pour les années récentes, les recrutements sont vraisemblablement inférieurs à la moyenne.

Par ailleurs, la biomasse des géniteurs qui a pratiquement été divisée par deux entre1986 et 1993, se redresse sous l'effet conjugué d'une baisse de la mortalité par la pêche, et de l'arrivée dans les pêcheries des bonnes classes d'âge de 1990 à 1993.

A cause de ses caractéristiques biologiques ( croissance relativement faible, maturité sexuelle tardive...), la baudroie est très sensible à la surexploitation et la mortalité par pêche ne pourrait être augmentée au delà de son niveau actuel sans risque pour le stock.

Dans les années à venir, en supposant le maintien des conditions actuelles d'exploitation, les faibles recrutements récents vont conduire à une baisse des captures (amorcée en 1997) et de la biomasse de géniteurs.

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